Qui a dit que Netflix n’était pas capable de faire de grands films?
Disponible depuis le 7 août 2026, The Last House (en français: Le Dernier Refuge) est réalisé par le Français Louis Leterrier, habitué aux blockbusters. C’est un thriller de survie intense et efficace qui s’inspire d’une expérience que nous avons tous traversée, il y a quelques années. Le film transforme un traumatisme collectif en huis clos angoissant qui reste en tête bien après le générique.
Je l’ai vu. Voici mon avis, sans spoiler.
Qui sont le réalisateur et les acteurs?
A Hollywood, le Français Louis Leterrier est surtout connu pour ses grosses productions. Après Le Transporteur, Insaisissables ou encore Fast X, le dixième volet de Fast and Furious, et bientôt, si tout va bien, Fast 11, que Vin Diesel considère comme le meilleur épisode de la franchise, il délaisse les explosions et les courses-poursuites pour un film plus intime. Mais malgré tout, spectaculaire.
Ce n’est pas sa première collaboration avec Netflix: il a déjà signé Lupin pour la plateforme de streaming.
Côté casting, Le Dernier Refuge met en scène Wagner Moura, révélé au grand public grâce à la série Narcos et récemment acclamé pour sa prestation dans le film brésilien L’agent secret; ainsi que Greta Lee, inoubliable dans Past Lives.
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Le Dernier Refuge: ça raconte quoi?
C’est une journée normale pour la famille Delgado. Jason, Ann et leurs deux enfants ont prévu d’aller acheter un sapin de Noël, malgré le temps pluvieux. Mais au moment de sortir, ils découvrent que la porte d’entrée ne s’ouvre pas.
La porte de derrière est également condamnée tout comme le garage et toutes les fenêtres de la maison. Ils sont bloqués chez eux, sans savoir pourquoi, ni pour combien de temps.
En regardant dehors, ils réalisent que leurs voisins vivent exactement la même chose.
Mon avis sans spoiler
Le Dernier Refuge démarre sur des chapeaux de roue. Ce que vous venez de lire se passe dans les 10 premières minutes du film. L’ambiance se tend immédiatement et on ne peut pas s’empêcher de jeter un oeil suspect vers la poignée de notre porte d’entrée…
Le Dernier Refuge est classé PG13 et c’est justifié: c’est intense. On est dans une thriller survivaliste, pas loin du film d’horreur par moment, qui réveille nos angoisses pandémiques.
Vous ne serez pas surpris d’apprendre que le scénariste Matthew Robinson l’a écrit au début des confinements, pendant une période de deux semaines d’intense inspiration.
Il n'a pas voulu parler du Covid. En revanche, il en a conservé l'essentiel de cette période étrange et effrayante: cette sensation de voir son quotidien basculer du jour au lendemain.
Le carton est quasiment assuré puisque tout le monde pourra s’identifier aux protagonistes.
Jason, Ann et leurs enfants vont passer par toutes les émotions et tous les états: la peur, l’organisation, l’acceptation, l’ennui, la dépression…
Ils vont devoir apprendre la solidarité, puiser dans leurs réserves de patience et de compréhension pour tenir bon.
Le Dernier Refuge est efficace même si c’est loin d’être parfait. Le rythme est inégal et on passe parfois un peu trop abruptement d’une émotion à une autre.
Certaines scènes incluant des animaux vont sûrement vous faire détourner les yeux. Le sort réservé au chien m’a un peu traumatisée.
Enfin, la résolution de l’intrigue me laisse sur ma faim. C’est trop flou ou mal expliqué.
L’idée de départ est suffisamment forte pour garder le spectateur impliqué (et le faire paniquer), le jeu d’acteurs est bon, le côté film catastrophe fonctionne!
Le film provoquera immanquablement les mêmes conversations dans les foyers du monde entier.
Comme moi, vous ouvrirez votre frigo et vos placards pour faire l’inventaire de ce qui s’y trouve et vous vous demanderez: combien de temps pourrait-on survivre avec ce qui s’y trouve?
Les coulisses d’un tournage complexe
Evidemment, le scénario fait penser aux confinements de 2020 lors de la pandémie. Louis Leterrier ne voulait pas faire un film sur le coronavirus mais il voulait « aborder notre expérience collective durant cette période ».
D’abord, on pense pratique: il faut se nourrir et se protéger. Ensuite, il faut tenir psychologiquement, mentalement, émotionnellement. Et c’est là que ça se complique.
Le réalisateur l’a confié dans la presse américaine: malgré son expérience des grosses productions hollywoodiennes, The Last House est probablement le film le plus difficile qu’il ait réalisé.
Louis Leterrier qui a grandi avec les films de Steven Spielberg s’en est inspiré: il voulait que tout soit authentique.
Toute la maison ainsi qu’une partie du quartier ont été construits en studio. Le décor devait évoluer naturellement au fil du récit: la maison vieillit, les objets s’usent, les appareils tombent en panne et les jouets des enfants se détériorent progressivement. Pour obtenir ce résultat, le tournage s’est déroulé dans l’ordre chronologique
Les acteurs ont également dû modifier leur apparence au fil de l'histoire, en prenant d'abord du poids avant d'en perdre progressivement, afin de refléter l'évolution de leurs personnages.
Autre défi: les animaux présents dans le film sont de véritables animaux sauvages. Comme l’a expliqué le réalisateur à The Hollywood Reporter, ils se comportaient... comme des animaux sauvages, ce qui compliquait certaines scènes.
Pour rendre les situations de survie crédibles, la production a également fait appel à Megan Hine, spécialiste reconnue de la survie en milieu hostile.
Un travail minutieux qui se ressent à l’écran.
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